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CREATION DE L’OFFICE BURUNDAIS DE L’EMPLOI ET DE LA MAIN-D’ŒUVRE (OBEM, en sigle): UN PAS DE GEANT DANS LA MISE EN ŒUVRE EFFECTIVE DE LA POLITIQUE NATIONALE DE L’EMPLOI.

Dans la mise en œuvre effective de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE) adoptée par le Gouvernement du Burundi en novembre 2014, Son Excellence Monsieur le Président de la République vient de concrétiser sa mise en œuvre par la création d’une structure en charge de la problématique du chômage qui hante surtout les jeunes dans notre pays ; en date du 27 janvier 2015 par « Décret n°100/20 du 27 janvier 2015, portant création, organisation et fonctionnement de l’Office Burundais de l’Emploi et de la Main d’œuvre (OBEM) 

Quelles sont ses missions ? Comme déjà signalé dans l’introduction, l’Office Burundais de l’Emploi et de la Main d’œuvre (OBEM) récemment crée par Décret Présidentiel ressemble beaucoup à l’ancienne « Main d’œuvre » qui était logée en Commune Urbaine de Ngagara et que beaucoup de gens tarissent d’éloges pour les avoir aidés à décrocher  de l’emploi après s’y être uniquement inscrit comme chercheur d’emploi.

L’actuel Office Burundais de l’Emploi et de la Main d’œuvre (OBEM) va se doter de structures dont celle en charge des statistiques du marché du travail, pour être le canal par excellence d’accueil, d’information, d’orientation et d’accompagnement des demandeurs d’emplois ; une autre structure importante va s’occuper de la promotion d’auto-emploi (l’entreprenariat) et d’intermédiation entre l’offre et la demande d’emplois sur le marché du travail au-delà même du pays, dans la Communauté Est-Africaine et ailleurs, de promotion et valorisation de petits métiers (au Burundi, on ne peut par exemple pas parler encore de « jardiniers formés » ; ailleurs ils sont appelés « architectes de jardins », de « techniciens de surfaces » ( experts en nettoyage ); sans oublier l’accompagnement pour des stages 1er emploi, stages de pré-insertion en partenariat avec le secteur privé ; une autre structure de taille va s’occuper de la réinsertion socioprofessionnelle à travers la formation professionnelle, le perfectionnement professionnel et / ou la reconversion professionnelle en collaboration avec les structures sectorielles qui s’occupent de ces diverses questions. Pa exemple si vous avez perdu votre emploi en tant que comptable et qu’une nouvelle opportunité exige la formation en informatique et d’une manière spécifique, sur quelques logiciels, l’accompagnement s’orientera vers cette formation complémentaire.

Ainsi donc, à travers les missions de l’OBEM, on peut lire la volonté du Gouvernement de prendre à bras le corps la grande problématique du chômage au Burundi ; mais aussi, le désir de transparence, de gouvernance à travers les mécanismes efficaces de gestion des offres d’emplois publics et privés désormais centralisées dans cette Institution pour les mettre à la disposition du public et sur concours.

Cette institution participera également à l’orientation du Gouvernement pour focaliser son attention sur l’enseignement technique et professionnel prioritaires eu égard au Marché du travail dans notre pays. Aujourd’hui, le Burundi compte différents hôtels dans la Capitale Bujumbura ou même quelques uns à l’intérieur du pays qui sont tout à fait dans les bonnes normes mais qui manquent de gestionnaires qualifiés en management d’hôtels et tourismes. Dans un proche avenir, le chemin de fer sera installé pour servir de couloir vers le Nickel de Musongati. Avons-nous des experts formés dans ce cadre ?

L’OBEM devra donc servir d’interface en collaboration avec le secteur privé pour les priorités de formations professionnelles et Enseignement technique et si nécessaire, de niveau supérieur,  en rapport avec les priorités du Marché du travail ;  et différents cadres et conventions de partenariats sont déjà signées entre le Gouvernement et le Secteur privé représenté par la Chambre fédérale de Commerce et d’Industrie ( CFCIB ) et l’Association des Employeurs du Burundi ( AEB ).

L’OBEM n’hésitera pas non plus à mettre à la disposition du public différentes offres ponctuelles pour rendre service au public  (recherche d’un garde-malade, de baby-sitter, d’un comptable pour une activité ponctuelle, d’enseignants de différentes matières pour accompagner des élèves, un plombier, un électricien, un jardinier, ceux qui offrent habituellement différents services (fleuristes, différentes locations de matériels divers, de décorations, etc ) ; ce qui permettra également à l’OBEM de s’autofinancer à moyen et à long terme.

Pour plus d’informations, le Décret de l’OBEM en annexe.



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Article | by Dr. Radut